Le test de QI : entre validité et controverse

 Le test de QI mesure-t-il réellement l’intelligence ? Est-il fiable ou relève-t-il de la controverse ? Telles sont les questions que l’on se pose souvent mais auxquelles on n’obtient jamais de réponses précises. Des chercheurs ont tenté d’éclairer ce sujet.

Un test de QI qu’est-ce que c’est ? C’est le résultat d’un test psychométrique, c’est-à-dire lorsqu’on le lie avec d’autres éléments d’un examen de psychologie, il fournit une indication quantifiée de l’intelligence d’une personne. Cependant, il serait erroné de dire que le QI mesure réellement l’intelligence, mais plus adapté de préciser qu’il établit des comparaisons sur les capacités d’un individu par rapport à une population de référence.

Le test de QI fournit donc un simple indice sur la vivacité intellectuelle de l’individu.

Enistein : QI 160 et vous ?

Einstein : QI 160 et vous ?

Fiable ou pas ?

Suite à la création du premier test d’Alfred Binet en 1905 , Pierre Janet démontre la même année que l’émotion influe considérablement sur l’efficience intellectuelle, que celle-ci est capable de faire chuter ou de stimuler le niveau mental,car l’inhibition intellectuelle, produite par l’anxiété ou l’angoisse de l’échec, empêche l’individu d’exploiter ses ressources intellectuelle de manière optimale. En 1937 , les Américains Terman et Merrill proposent une nouvelle révision du test de Binet avec la cotation de Stern (rapport de l’âge mental sur l’ âge réel, multiplié par 100 ) mais ce mode de calcul n’obtient pas une bonne homogénéité entre les différentes classes d’âge, car la cotation ne rend pas compte de l’intelligence réelle de l’enfant mais de la vitesse de son développement. La controverse sur la révision du test de Binet amène l’Américain David Wechsler, chef de clinique à l’hôpital Bellevue de New York à élaborer une nouvelle échelle de mesure de l’intelligence. Il abandonne donc la notion d’âge mental et opte pour une méthode statistique. Il classe les résultats du sujet à un rang donné par rapport aux résultats de la population globale du même âge. Cette fois-ci, l’échelle est adaptée aussi pour les adultes et emploie un étalonnage en écarts spécifiques à chaque tranche d’âge. Le test de QI de Wechsler prend le profil d’une courbe dans le groupe d’âge et non pas la vitesse de développement de l’individu. La représentation graphique de l’échantillon d’individus testés donne une courbe en cloche, appelée courbe de Gauss, qui correspond à une loi statistique normale de moyenne 100 et d’écart type entre 10 et 15.

Courbe de Gauss - Répartition en cloche

Courbe de Gauss - Répartition en cloche

Ce test est composé de deux échelles, l’ une  »verbale » et l’autre de  »performance ». L’échelle de Wechsler se caractérise par trois tests adaptés chacun à l’âge de l’individu. L’échelle WPPSI-R est  destinée aux enfants de 3 à 7 ans. Ce test est composé de dix épreuves, cinq qui sont de type  »verbal » et le reste de type  »performance ». L’échelle WISC III, destinée aux enfants de plus de 7 ans et aux adolescents, contient un supplément de trois questions du type choix multiple. L’échelle WAIS III s’adresse aux individus de plus de 16 ans et est composée de six épreuves  »verbale », de cinq épreuves  »performance » et de trois épreuves optionnelles qui tiennent comptent de la compréhension verbale, de la mémoire et de la vitesse d’exécution du travail. Ces trois épreuves ne sont donc pas obligatoires mais permettent de mieux comprendre le fonctionnement cognitif de l’individu testé.

Ainsi le QIV ou quotient intellectuel verbal met en évidence les aptitudes du sujet alors que le QIP ou quotient intellectuel performance reflète la mise en évidence des aptitudes de départ de ce sujet.
Quand l’écart entre le QIV et le QIP n’est pas important, l’individu a un profil homogène, il arrive donc à mettre en œuvre ses aptitudes, sinon on parle de  »distorsion » et on saura que la personne a des problèmes d’exploitation de son potentiel sans qu’on en connaisse les raisons.

De nos jours, les échelles de Wechsler sont souvent utilisées pour évaluer un individu et sont valides dans la plupart des pays.
En France, uniquement les échelles Wechsler et le K-ABC (un autre test) sont scientifiquement attestés et approuvés.
Ces échelles sont régulièrement révisées afin d’être adaptées à l’évolution des connaissances. Le quotient intellectuel minimal mesurable s’élève à un QI de 40 alors que celui qui est maximal s’élève à 160.
Il faut noter que le test a été à la base créé pour mesurer la déficience intellectuelle située à un QI de 70, pour pouvoir prendre l’individu en charge.

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Publié le 23 février 2012, dans Articles de Lucas AL HUSSAINI, et tagué , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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